
DISSENTIENCE, le groupe de death-thrash progressif originaire de Pennsylvanie fondé en 2013, revient avec un nouveau projet nommé « Kaiju », ce qui signifie monstres géants, et cela donne tout son sens à cette direction artistique Lovecraftienne qui nous attend sur les 4 morceaux.
4 titres pour faire vivre une scène d’horreur cinématographique avec des riffs qui cassent la baraque et une puissance comparable à un séisme qui fera trembler vos tympans à partir du 20 février.
La pochette de l’album étant secrète, je n’ai pas pu la diffuser !
L’EP s’ouvre sur « Obsidian Tomb », un morceau au début faussement groovy calme car le monstre arrive, et il arrive VITE.
Je me suis retrouvée collée à mon siège en 30 secondes, me faisant emporter par la foule effrayée et par les riffs agressifs, montant en amplitude.
Impossible de me retourner, c’est « Chaos Absolute » qui commence et tout s’effondre. Je me fais cueillir par un riff épileptique et puissant qui fait monter la tension de mon écoute jusqu’à l’arrivée d’un groove massif où mon coeur est prêt à exploser quand les guitares s’unissent frénétiquement. L’expression « tomber dans le chaos absolu » résume à la fois l’histoire et reflète l’expérience de l’auditeur tandis que la musique déferle sur le désespoir.
Arrive le morceau « Kaiju » et je me prends le tsunami DISSENTIENCE en pleine face. C’est un pur déchainement de violence, entre lyrics décrivant la scène de carnage que provoque le monstre sur son passage, anéantissant la moindre trace d’espoir et de résistance. Connor Valentin (guitare, chant) et James Vitale (guitare) se livrent un combat d’une brutalité sonore asphyxiante avec le renfort de Sean Langer (basse) et de Nick Scherden, qui ne sont pas en reste. C’est une montée en tension musicale qui illustrerait parfaitement le film GODZILLA de Tomoyuki Tanaka (1934).
Le refrain martelé « Kaiju apportera une nouvelle ère de pourriture » s’impose comme le fil rouge de l’album. Le monstre n’est plus seulement là pour raser les villes : il devient le miroir d’une humanité qui se détruit toute seule, lentement, inexorablement.
J’ai eu assez de cardio pour courir et survivre, je suis encore là pour écouter le morceau final, mon préféré de cet opus, « Death Shroud ».
Dès le début, sur cet air mélancolique et dévasté, je comprends que le monstre n’est plus là mais qu’en fait, il ne reste RIEN. La prestation vocale de Connor est purement prodigieuse, avec une maîtrise dans le grave dépressif qui est sublimée par la dissonance du morceau et son atmosphère suffocante. Le Kaiju n’est pas mort, il est parti. Reviendra-t-il ? Telle est la peur des survivants désormais.
C’est avec ce premier OPUS que je découvre DISSENTIENCE et c’est clairement une top découverte de ce début d’année 2026. Nul doute que cette pépite ira conquérir des scènes !

Artiste : Dissentience
Album : Kaiju
Date de sortie : 20 février 2026
Label indépendant




