Interview avec JOACHIM du groupe FAUXX à l’occassion de la sortie du nouvel album « Anteroom »
Bonjour et merci de prendre le temps de répondre à quelques questions pour
Metal Rock Magazine, votre nouvel album sort le 21 novembre : comment décririez-vous son identité en quelques mots ?
Joachim (Claviers / Machines & Voix) : Bonjour à vous, « Anteroom » est plus frontal et direct, il s’inscrit aussi dans quelque chose de plus contemporain par les thématiques qui traversent les textes.
Quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à créer cet album ?
Joachim: Le mixage de « Statistic Ego » fut assez laborieux, car j’avais empilé beaucoup de claviers pour obtenir ce que je voulais, je cherchais encore comment obtenir un son large et épais sur certains claviers. C’est ce qui m’a motivé, dès la sortie de « Statistic Ego », de me remettre sur les claviers, d’aller plus loin dans les sonorités, de travailler avec différentes machines, des samplers.
En quoi cet album se distingue-t-il de vos précédents projets ?
Joachim : Pour ma part, FAUXX est un projet où je peux expérimenter et composer pleinement ce que je n’avais jamais fait auparavant hormis seul chez moi. Il aura fallu que Job m’appelle un jour pour me demander si j’étais partant pour monter un projet avec lui. Avant cela, j’ai joué dans un certain nombre de groupes mais j’étais toujours au service du projet. Ce qui est très formateur, mais sans comparaison avec le fait de créer totalement pour projet comme FAUXX. « Anteroom » est le résultat.
Comment s’est déroulé le processus d’écriture et de composition ? Avez-vous une méthode de travail particulière ?
Joachim : Il y a des titres, que j’ai apporté, assez abouti, que j’avais commencé pendant la période du Covid et d’autres où l’on est parti des idées de Job, de patterns de batterie. Dans ce cas de figure, on enregistre ses idées et ensuite je cherche des riffs avec mes machines. Le fait d’être un duo est un avantage car on échange très rapidement.
Est-ce qu’un morceau a été plus difficile à terminer que les autres ?
Joachim : Burnt Velvet Retinas car on est parti d’un pattern de batterie ou plutôt d’une ‘’clave ‘’ de grosse caisse. Cela a donné une certaine ‘’transe’’ dans le titre, notamment cette fin qui s’effondre sur elle-même. Mais pour arriver à ce résultat, il a fallu faire et défaire le morceau plusieurs fois.
Y a-t-il eu des moments de doute ou de remise en question pendant la création de l’album ?
Joachim : Oui il y en a eu, justement comme évoqué précédemment. Avec un titre comme Burnt Velvet Retinas, il y a eu un moment où on s’était perdu dans sa création.
Pour le reste, on a réalisé cet album de bout en bout, de la composition en passant par le mixage, l’artwork et aussi le clip ‘’The Revealer‘’. Nous avons eu la main sur toutes les étapes d’« Anteroom », c’était au début pour des contraintes budgétaires mais cela s’est transformé en ‘’on est les producteurs ‘’ devant avoir une vision précise sur toutes les étapes.
Quelles influences musicales ou artistiques ont nourri cet album ?
Joachim : Ces dernières années, je me suis tourné vers la scène Hardcore américaine, des groupes comme JESUS PIECE, CANDY ou bien UNIFORM, qui peuvent incorporer des éléments électroniques voire indus . Un duo comme The Body aussi. Hexis ou bien LLNN pour la scène européenne.
Avez-vous expérimenté de nouveaux sons ou nouvelles techniques de production ?
Joachim : On a plus confirmé notre façon de faire. « Anteroom » est moins un laboratoire. On a su rapidement ce qui marcherait. L’avantage est aussi que, hormis la batterie, on a tout fait dans mon studio, ce qui a permis aussi de prendre un peu plus de temps notamment pour mes voix.
Quel titre de l’album représente selon vous le mieux votre évolution artistique ?
Joachim : Peut être Dig, un titre qui s’est fait simplement autour d’un riff de clavier.
Y a-t-il un message particulier que vous souhaitez transmettre ?
Joachim : L’album est traversé d’un certain ‘’ mood’’, celui du point de rupture, qu’il soit intérieur ou bien plus systémique. Chacun prendra ce qu’il veut en fonction de ses ressenties.
Y a-t-il un morceau qui vous touche personnellement plus que les autres ? Pourquoi ?
Joachim : Je dirai Latch On. C’est un titre ‘’ mid tempo ‘’ et épuré comparé au reste de l’album. J’ai l’impression de glisser à l’intérieur que je l’écoute ou quand je le joue. Une sorte d’abandon.
Y a-t-il un artiste avec qui vous rêveriez de collaborer pour un prochain album ?
Joachim : LAIBACH ! Un groupe au parcours incroyable qui ne va jamais, où on les attend !
Que souhaitez-vous que les auditeurs ressentent à la première écoute ?
Joachim : Une osmose oppressive ou bien une fureur délicate !
Quels sont vos projets après la sortie de l’album ?
Joachim : Une tournée en décembre 2025 avec comme entame une release party dans un théâtre à l’italienne de 1890. Des dates se dessinent aussi pour 2026.
Merci à vous pour vos réponses, un dernier mot pour conclure cet interview ?
Joachim: Bienvenue dans l’antichambre !
FAUXX
« Anteroom »
Sortie prévue le 21/11/25
chez M&O Music
