Enorme !!! Le 14 janvier 2026, j’ai eu l’incroyable honneur de pouvoir interviewer Swan, le frontman de BLACKRAIN, dont le dernier opus « Orphans of the Light » sortira le 27 février 2026 !
Salut Swan ! Je suis Indie pour Metal Rock Magazine ! Merci de m’accueillir c’est sympa !
Salut Indie ! Merci à toi !
Je pense que tu enchaînes les interviews en ce moment !
Oui, on en a pas mal ! (sourires). On a commencé en décembre en fait ! Donc là, c’est un peu la deuxième partie ! 😉
D’accord ça marche 😉 !
On est là pour échanger sur la sortie de ton dernier opus intitulé « Orphans of the Light », qui sortira le 27 février 2026 !
Yes, c’est ça ! (sourire).
Juste pour info, peux-tu me rappeler le label de cet album, stp ?
Oui, alors c’est SINGLE BELL pour cet album-ci : c’est un petit label français qui vient de Haute-Savoie exactement d’où on vient nous ! Donc c’est le deuxième album avec lequel on collabore.
Sachant que pour le reste du monde c’est toujours STEAMHAMMER SPV qui distribue et on a encore un autre label RUBICON au Japon.
Entendu ! Intéressant et merci pour ce complément d’infos !
Avec plaisir, pas de souci ! (sourire)
Alors BLACKRAIN : une institution, un pilier dans le Metal, au regard de votre formation en 2001.
Eh bien écoute, oui ça fait déjà plus de 20 ans qu’on joue ensemble ! On est parvenus à se forger un nom, je pense qu’on est parvenus à faire du groupe une certaine « marque » en matière de glam metal / rock / hard rock, en France.
Donc c’est un travail qui a débuté il y a plus de deux décennies ! C’est des hauts, des bas, c’est un roller coaster comme on dit en anglais ! (sourires). Mais c’est très difficile c’est vrai aujourd’hui de vivre de sa musique et c’est vrai que lorsque l’on regarde tous les groupes qui nous ont accompagnés au départ ou même il y a dix ans en arrière, il n’y en a pas beaucoup qui restent aujourd’hui…Donc on a cette fierté de dire que nous, nous sommes toujours là et toujours à fond, et ce après vingt ans de galère, si je puis dire.
Effectivement ! Donc, vous êtes un quatuor composé de toi-même Swan en tant que chanteur et guitariste, Jerem, Matthieu et Franky.
Alors, oui on a accueilli Franky sur l’avant-dernier album. Et le guitariste Max 2 avec qui j’avais monté le groupe à la sortie du lycée, donc il y a plus de vingt ans en arrière, nous a quitté l’année dernière et donc Jerem l’a remplacé depuis. C’est à noter que Jerem n’a pas participé entièrement au nouvel album, on peut dire une bonne moitié voire un peu plus ! Mais il n’a pas été malheureusement intégré dès le départ.
Donc Jerem est intervenu en cours d’enregistrement du dernier album.
Tout à fait !
A-t-il tout de même pu mettre sa petite patte dans le dernier album ?
Oui, il a mis sa petite patte ! Il a fait ses solos mais malheureusement pas sur toutes les chansons.
Donc, c’est pour ça que pour avoir un album à 100% du nouveau line-up de BLACKRAIN, je pense qu’il faudra attendre le prochain album ! (sourire)
Ok c’est noté ;). Vous êtes donc originaires de Haute-Savoie !
Le groupe s’est formé en Haute-Savoie ! Il ne reste maintenant que Matt le bassiste qui est resté là-bas, Franky vient de Marseille, Jerem vit en Savoie et moi, je vis en Suède ! Ça fait du voyage ! (sourire) Et des déplacements !
Du coup, comment se déroule vos enregistrements ?
Comme la plupart des groupes d’aujourd’hui, c’est-à-dire en home studio ! On est tous capables et on a du matériel pour enregistrer à domicile, en bonne qualité, et on s’échange les pistes comme ça, et après on envoie tout, en général, en Allemagne pour le mixage et le mastering.
D’accord ! Mais vous rejoignez-vous parfois en studio ?
En studio, on n’a pas besoin. On se voit uniquement avant les concerts quand on a besoin de répéter !
Ok. Peux-tu me parler de la formation de BLACKRAIN et pourquoi ce nom ?
C’est un groupe qui s’est formé en sortie d’école, au lycée, comme je te l’avais dit ;). C’est un groupe d’amis, avant tout une histoire d’amitié ! Donc, jusqu’à l’année dernière, on était encore trois membres originels. On a commencé par un groupe de reprises, comme beaucoup d’autres groupes et on a assez vite commencé à faire nos propres compositions et puis, on s’est trouvés une certaine volonté, une certaine ambition qui nous a mené là où on a été, c’est-à-dire un peu partout en Europe, au Japon, à la télévision, dans les radios.
Le nom BLACKRAIN : au début on ne prenait pas notre groupe complètement au sérieux, on ne savait pas comment s’appeler ! Puis on a vu la vidéo du film « BLACKRAIN » à l’époque en VHS sur la tranche et du coup, le nom vient de là tout simplement !
Simple et efficace !
Ouais, ça sonnait bien ! (sourires)
Comment avez-vous atterris au Japon pour votre première tournée en 2006 ?
On avait des collègues d’un groupe suisse à l’époque, on s’est aperçus qu’ils étaient au Japon, c’était un petit groupe comme le nôtre ! Et on s’est dit « Si eux y vont, pourquoi pas nous ! ». Du coup, on a envoyé notre album, notre démo à l’époque et, il y avait une personne là-bas qui est revenue vers nous et qui nous avait gentiment booké toute une tournée et ce fut notre première expérience de tournée, comme ça, je dois l’admettre : complètement à l’arrache ! On n’avait aucune idée de ce que l’on faisait ! (rires). Et c’est un excellent souvenir ! (sourires). On est restés pendant un mois quasiment à jouer et à boire tous les soirs ! (rires). Ça, on peut dire que c’était le rock ! (rires)
Tu m’étonnes ! J’imagine que ce devait être une expérience de fou !
Oui, oui ! (sourires). On était complètement dans nos années d’insouciance ! On était prêts à tout (rires) ! Et on se foutait de tout aussi ! On est heureux d’être vivants encore aujourd’hui 😉 !
Au départ, BLACKRAIN était plus porté sur le côté speed / power / heavy, je ne me trompe pas ?
Tu ne te trompes pas ! Au tout départ effectivement on avait des influences un peu plus heavy/speed mélodique. On écoutait beaucoup ce genre de musique et c’était surtout dû au fait, qu’on ne connaissait pas, on n’avait pas eu la culture des groupes des années 80’ comme MÖTLEY CRUE ou WASP, et ces groupes-là, on les a découverts à peu près à ce moment-là justement quand on était au Japon. Et c’est à cet instant qu’on a eu ce gros déclic et on s’est dit « Putain, c’est ça qu’on veut faire ! ».
Donc c’est à ce moment-là qu’on a un peu bifurqué et qu’on a vraiment trouvé ce qu’on voulait faire dans la musique ! Le fun qu’on voulait avoir sur scène ! Et ce qui nous plaisait, ce qui nous faisait vibrer !
D’accord ! Alors, j’ai lu dans un article, tu vas me confirmer ou pas, que cette fameuse tournée au Japon a conforté au groupe de faire de BLACKRAIN quelque chose de plus « sérieux » et non plus un « loisir »…tu confirmes ?
Cette fameuse et première tournée au Japon, du fait qu’on jouait tous les soirs, et que l’on jouait un répertoire heavy metal et speed mélodique effectivement, on a vraiment eu l’impression à ce moment-là de se faire chier sur scène ! (sourire). En jouant cette musique qui demandait quand même pas mal de concentration, et on s’est vite retrouvés à se dire que l’on préférait jouer des choses plus simples mais pouvoir bouger plus et se défoncer plus quand on monte sur scène ! Donc c’est vraiment ça qui ressort de cette tournée, et qui fait que l’album suivant « License to thrill » a été un véritable tournant marquant dans l’histoire du groupe.
Peut-on parler de glam rock ?
Glam metal, je pense.
Peux-tu, de ce fait, me décrire votre style de son ?
C’est très difficile ! Je n’aime pas être catalogué personnellement en tant que groupe de glam…comme les médias le font régulièrement. Je ne dénis pas nos influences : c’est le noyau du groupe BLACKRAIN indéniablement. Mais je pense que depuis au moins trois albums, au moins, on peut vraiment dire que BLACKRAIN a trouvé son propre style, sa propre marque, et moi je préfère dire de manière générale qu’on fait du Hard rock ! Point à la ligne !
Peut-on parler « d’évolution » depuis les trois derniers albums alors ?
De manière générale, le groupe a constamment évolué. Je pense qu’il y a une différence entre chaque album. On ressent une évolution, moi pour moi. Et je pense que les médias me le confirment à chaque fois. J’ai le sentiment que le groupe, c’est comme le bon vin c’est-à-dire qu’on s’améliore avec le temps ! (sourire). Pour d’autres groupes, c’est l’inverse, et je pense que pour BLACKRAIN, c’est plutôt dans ce sens-là, ça devient de plus en plus qualitatif du fait qu’on comprenne de plus en plus de choses, on comprend comment faire de bonnes chansons, on comprend comment travailler mieux…parfois je regrette de ne pas avoir appris plus vite ! Mais c’est comme ça ! (sourires). L’important c’est qu’aujourd’hui on est encore là et qu’on arrive à apporter des produits de très bonne qualité !
Oui c’est vrai ! Et niveau discographie, on dénombre huit albums studio, avec le dernier qui sort en février. Sans compter les démos et compilations…
On n’a jamais beaucoup eu de démos…moi en général, je dis que le premier album qui avait été sorti par Thundering records, c’est plus une démo qu’autre chose, c’est devenu un album parce qu’on a trouvé un label. Mais je pense que ça s’apparentait plus à une démo. On peut dire qu’on a eu deux démos et l’album précédent qu’on a sorti c’est pas vraiment un album officiel vu que c’était une compilation de deux albums qui ne sont plus disponibles aujourd’hui. Donc, c’est quelque chose de bonus mais c’est sûr qu’à proprement parlé, oui on a huit albums studio.
On peut dire qu’il y a une continuité dans parcours depuis la création du groupe.
Ouais, nous on est vraiment acharnés ! (rires). Même quand on est dans des moments un peu plus bas, quand on a l’impression que les choses ne marchent pas, on a tous toujours autant de motivation (sourire) !
De tous les albums, quel est ton préféré ?
Moi, mon préféré c’est « Untamed », c’est le dernier vrai album qu’on a sorti. Je pense que dans « Orphans of the Light » il y a les meilleures chansons qu’on n’a jamais écrites ! Donc mes chansons préférées de BLACKRAIN sortiront en février. Mais l’album dans son ensemble, je pense que « Untamed » était un tournant pour le groupe de manière qualitatif. Je pense qu’à ce moment-là on a vraiment atteint un level honorable qui moi me satisfait ! Et j’aurais pu te dire que le meilleur c’est celui qui va sortir mais je préfère m’abstenir de faire comme tout le monde (rires) ! Et je préfère prendre un peu de recul d’abord avant de m’exprimer, et la seule chose que je peux dire c’est que certaines chansons sont vraiment les meilleures que BLACKRAIN aient jamais faites ! Notamment le single qu’on va sortir dans deux jours, « Dreams ». C’est indéniablement la meilleure chanson que BLACKRAIN ait jamais enregistré !
Justement, on sent une touche beaucoup plus dans l’émotion et introspective…qu’en penses-tu ?
Ce que je peux dire à ce sujet c’est qu’on a sûrement exploré des influences qu’on n’avait pas explorées auparavant, ce qui nous emmènent à faire des chansons comme « Dreams » ou « Farewell » qui sont vraiment uniques ! C’est très ambitieux, c’est osé, je sais que ça ne plaira pas à tout le monde ! Mais j’aurais été vraiment malheureux de ne pas les sortir !
Oui, ça apporte des influences MEATLOAF ou QUEEN, qu’on n’avait pas vraiment exploité avant ou qu’on n’avait peut-être pas osé exploiter avant, je ne sais pas.
En tout cas je suis heureux de l’avoir fait pour l’album à venir et je ne sais pas si on le refera plus tard. Peut-être pas ! Peut-être que notre prochain album n’aura absolument rien à voir !
En tout cas, celui-ci est assez dense et diversifié ! Et il y en a pour tous les goûts ! Mais je sais que cette diversité ne plaît pas à tout le monde…Donc voilà c’est comme ça ! C’est assumé !
Tu as l’impression que l’accueil du dernier album sera donc mitigé ?
Je sais et j’ai déjà vu par rapport au single qu’on a sorti que certaines chansons que nous on adore, n’ont pas eu le succès que nous on aurait aimé ! (sourire) Auprès de certains fans ! Donc c’est pas la première fois qu’on fait des albums avec des influences diversifiées dans BLACKRAIN ! Donc c’est pas une surprise, je le savais très bien !
Mais nous sommes des musiciens très ouverts d’esprit ! On n’est vraiment pas casés dans un heavy metal précis, carré, on aime bien sortir des limites ! je pense qu’on ne sera jamais capables de sortir un album homogène comme AC/DC pourrait le faire. Ce n’est pas que je suis contre ça, c’est que ce n’est pas ce qui nous plaît dans la musique. On aime être plus larges et exploiter plus de choses et jouer avec plus de sonorités différentes !
Pourquoi « Orphans of the Light »?
Eh bien écoute, parce que ça symbolise un peu notre parcours après vingt ans de carrière, plus ou moins dans l’ombre. Toujours à la recherche d’une certaine Lumière. Pour exister un tant que groupe de rock, c’est très dur aujourd’hui, et ce que fait c’est indéniablement pas du tout à la mode ! Mais on n’abandonne pas ! Et donc ce radeau avec les personnages (sourire) sur la cover, ça représente parfois le sentiment qu’on éprouve en jouant du rock en France en 2025 – 2026 !
J’allais venir à la cover justement : magnifique ! « Le radeau de la Méduse » de Géricault…
Merci beaucoup ! C’est un artiste indonésien qui s’en est occupé et qui s’occupe de la majorité de notre artwork depuis l’album « Dying breed ». » Le radeau de la Méduse » effectivement une référence directe été très claire ! (rires)
Quatorze titres dans « Orphans of the Light» ! C’est énorme ! Dont un “Réssurection” qui est uniquement instrumental riche en technicité. Peut-on en parler ?
Justement, c’est parce que Jerem est arrivé dans le groupe et on s’est dit avec un niveau de technique pareil, ce serait vraiment con de ne pas l’exploiter ! Et comme on est des gros fans des années 80’, notamment de VAN HALEN, moi ça m’a tout de suite fait penser à ça quand je l’ai vu jouer et je lui ai dit « ça te brancherait pas de faire un morceau comme ça comme « Éruption » à caser dans l’album ? Il n’y a quasiment personne qui le fait aujourd’hui et ce serait vachement intéressant d’avoir ce genre de chose, cette originalité dans l’album à venir ! ». Donc il a fait sa petite soupe comme ça, il nous l’a ramené et on a tous trouvé ça vraiment génial. Du coup, ça s’est retrouvé dans l’album assez naturellement et je pense qu’on en est tous très fiers !
Effectivement je tenais à souligner cette originalité dans ton album et vraiment une technicité incroyable !
Oui ! Écoute, dans le monde actuel, on est bien conscients que des guitaristes virtuoses ça courre les rues, si je puis dire ! On en voit partout, mais lui a quand même une originalité dans son jeu qui se diffère : c’est pas du shredding tout le long, il y a quand même une certaine sensibilité et une manière de jouer qui est assez unique ! Donc, on s’estime vraiment très chanceux de l’avoir trouvé !
Et comment l’avez-vous trouvé du coup ?
(sourire) Tout simplement sur Instagram ! On sentait que Max notre ancien guitariste, ça devenait vraiment dur pour lui et il n’avait plus envie, donc on a commencé à en discuter et puis comme les téléphones nous écoutent, à la fin de notre discussion (rires), Matt est tombé directement sur Jerem sur Insta, sur plein de guitaristes en fait ! (sourires). Et Jerem nous a sauté aux oreilles, surtout du fait qu’en plus, il habitait juste à côté de chez nous, d’où on est originaires, donc c’était assez surprenant ! Donc, on l’a contacté directement !
Et ça a matché !
Voilà ! (sourire)
Superbe ! C’est une belle anecdote !
Oui et on s’estime très chanceux !
Tu disais que vous aviez exploré d’autres sphères, avez-vous repoussé des limites musicales ?
Repousser des limites, moi personnellement j’essaie de le faire tout le temps en tant que chanteur déjà ! Essayer de mieux chanter, ça c’est quelque chose que j’essaie de faire mieux à chaque fois ! Ensuite, j’essaie de mieux produire, les chansons au niveau purement technique, au niveau du son et après bien entendu, moi ce que j’essaie de faire à chaque fois que je fais une chanson j’essaie d’en faire un tube. C’est le but à chaque fois j’entame quelque chose de nouveau. Alors, souvent ça part dans des directions complètement opposées à celles que j’imaginais au départ, et parfois ça va plus dans ce que je m’étais fixé. Mais en tout cas, on essaie de repousser effectivement les limites à chaque fois, je pense que c’est important pour tout groupe, pour toute personne. Et on est très auto critiques, en tout cas moi je le suis tout le temps ! Je me remets beaucoup en question tout le temps après chaque album, j’essaie de voir là où j’ai fait des choses un peu limites, des choses où je me suis dit « oh je vais le laisser comme ça, ça ira bien ». J’essaie vraiment de détecter tous mes défauts et tout ce que j’aurais pu améliorer et que je peux améliorer.
Peux-tu me parler des thèmes principaux du dernier album ?
Alors il y a toujours une ligne assez similaire dans BLACKRAIN de toute façon, c’est qu’on aborde des thèmes plus ou moi personnels mais c’est toujours en rapport avec du vécu, avec la société dans laquelle on vit et parfois ça peut être plus varié, on peut parler d’un film, d’influences que l’on ressent à travers des séries. BLACKRAIN a toujours été influencé par David LYNCH. Je suis extrêmement touché par à peu près tous ses films et Twin Peaks c’est une série que je re regarde encore en ce moment ! Je ne regarde rien d’autre. Parfois je me dis que je suis un peu fou (rires), faudrait que je m’en sorte c’est comme une addiction (rires), mais je suis tout le temps en train de regarder Twin Peaks ! Ce sont des influences qui reviennent parfois, pas dans les textes mais dans les mélodies. Et dans les clips !
La dernière chanson de l’album « Farewell » semble triste dans les paroles…
Alors en fait c’est plutôt humoristique en réalité ! (rires). C’est vraiment sur un ton plutôt humoristique, d’ailleurs dans la manière dont elle est interprétée laisse peu de place au doute ! C’est une chanson qui met en musique le fait de se sentir un peu à part dans cette société actuelle et c’est une chanson vraiment unique dont on est très fiers aussi ! Et je sais qu’elle laissera indifférents beaucoup de nos fans (rires) mais c’est un titre où on peut dire qu’on y met des influences MEATLOAF, MY CHEMICAL ROMANCE, des choses assez inhabituelles pour nous ! Et on est très fiers du résultat aussi ! Mais c’est une chanson qui part sur un ton humoristique pas triste du tout…
D’accord ! Parce qu’au regard des paroles, on se dit que ça semble triste…
Oui, je vois, je vois !
Donc c’est vraiment l’opposé de ce que je pensais.
Non, pas vraiment ! Le thème est peut-être vu de manière un peu plus grave mais le ton de l’interprétation est lui plus sur le ton humoristique. Et puis le sentiment derrière oui peut être interprétée de manière plus grave.
Ça marche ! Dis-moi, au niveau processus d’écriture des albums, comment ça se passe ?
Maintenant, on s’est trouvés nos marques et finalement je me charge d’à peu près tout. J’envoie mes démos à chacun et chacun me renvoie ses parties. Avant qu’on me renvoie ses parties, déjà on me fait une critique de ce qui va et de qui ne va pas, que les autres aimeraient changer ou pas. Une fois que ça s’est fait, chacun me ramène ses parties, et ensuite on envoie tout au mixage, c’est très simple. C’est très efficace, ça va très vite ! Chacun peut enregistrer chez lui-même la batterie : Franky a son propre studio donc c’est très pratique ! et c’est extrêmement efficace !
Et au niveau des textes c’est toi aussi ?
En général c’est moi, oui.
Parlons de la scène, donc niveau live, vous en faites régulièrement en termes de concerts et vous mettez le feu à chaque passage !
Écoute, on essaie ! (rires)
Comment vous sentez-vous avant chaque show ?
On se sent motivés à fond ! On aime bien se mettre en ambiance avec de la musique qu’on aime comme WASP ou MANOWAR avant de monter sur scène ! Et puis boire deux ou trois shots de whisky ! (sourire) Donc en général quand on est à ce moment-là, on a le feu et tout se passe très bien, il n’y a pas de souci ! ;). Maintenant les live pour BLACKRAIN c’est important : étant fans des groupes des années 80’, on aime bien qu’il se passe des choses sur scène ! Donc avec nos petits budgets et nos petits moyens, on essaie de faire au mieux pour inclure un petit show à chaque fois, à chaque concert. On a un excellent ingé light qui nous fait un show light exceptionnel à chaque fois ! Donc on fait de notre mieux avec les moyens qui sont les nôtres.
Cette année, on a en plus pas mal de choses assez excitantes qui viennent, notamment le concert à Paris au Trianon le 28 février 2026, le lendemain de la sortie de l’album ! Donc là, on jouera avec OVERDRIVERS, on va essayer de faire un concert assez spécial, assez unique pour nos amis parisiens !
Et puis, on a aussi le HELLFEST en juin et d’autres festivals, donc on va vraiment essayer d’être à la hauteur et d’apporter un show digne d’un groupe de hard rock aux influences années 80’ ! Mais c’est vrai que la scène c’est assez important pour nous ! Si on avait plus de moyens, on ferait des choses incroyables ! (rires)
Ressentez-vous une osmose avec le public ?
Oui ! Personnellement je peux dire avec honnêteté et certitude que jouer devant 10.000 personnes ou 10 personnes c’est pareil ! Je n’éprouve aucune gêne à jouer devant très peu de monde, je me donnerai de la même manière ! Donc j’éprouve beaucoup de plaisir à jouer sur scène et à partir du moment où il y a une ou deux personnes qui me donnent quelque chose devant, je redonne la même chose !
Entendu, on est vraiment dans le partage, c’est cool !
Oui, absolument (sourire).
On termine par un dernier mot pour tes fans ?
J’espère que vous viendrez nous voir au Trianon si vous le pouvez le 28 février ! Ensuite on aura plein d’autres concerts cette année, particulièrement en juin, qui seront annoncés incessamment sous peu, et allez écouter l’album dès sa sortie ! Et on aura plein d’autres surprises en 2026 ! C’est une année qui s’avère très prometteuse pour BLACKRAIN ! Donc restez en contact sur nos réseaux sociaux !
Surprises…surprises…
Des gros projets ! (sourire)
Bon c’est déjà pas mal !
Voilà, je ne peux pas en dire plus (rires) !
Merci beaucoup Swan ! Pour ton temps et pour ta gentillesse !
Merci beaucoup à toi !
Bravo pour l’album !
Merci beaucoup, ça fait super plaisir ! Et on se croisera peut-être au HELLFEST ou ailleurs !
J’espère !
Merci ! À bientôt !
Une superbe interview riche en humilité et passion ! Un groupe qui perdure grâce à leur force, leur technicité et leur originalité !
Merci encore Swan et BLACKRAIN!
Que BLACKRAIN poursuive son chemin avec brio encore longtemps !
