Live Report MAYHEM + MARDUK + IMMOLATION – 11/02/2026 – Elysée Montmartre – Paris

R.A., redacteur et Anne-Laure Amayon , photographe pour Metal Rock Magazine, étaient sur place pour immortaliser cette soirée !
La tournée « Death Over Europe » s’est arrêtée à Paris ce mercredi. On a attendu une bonne demi-heure sous la pluie pour accéder à L’Elysée Montmartre pour ce show complet. MAYHEM vient nous présenter leur dernier album « Liturgy of Death » et ils ont invité IMMOLATION et MARDUK à leurs côtés.
IMMOLATION
La soirée commence avec les monstres éternels du death metal New-Yorkais qui vont nous faire une petite rétrospective du groupe en passant par « Dawn of Possesion » , « Swarm of Terror » et bien sûr en jouant de tout nouveaux morceaux. Je suis content de voir toujours la même joie de jouer, la même énergie et leur force caractéristique. Les cheveux de Ross Dolan sont toujours aussi longs et sa voix toujours aussi caverneuse. La communication reste importante chez IMMOLATION, qui ne manque pas de remercier leurs collègues de tournée. La musique des américains est dans un équilibre entre le groove et l’agressivité qui, en live, tombe du côté du groove. Avec de tels monstres, est-ce qu’on peut vraiment parler de groupe d’ouverture ?
MARDUK
La division blindée MARDUK ne s’arrête même pas devant les portes de Paris, ils foncent et détruisent tout sur leur chemin. Pari difficile pris par MAYHEM de les ramener en ouverture de leur tournée. Daniel Rostren a probablement fait un pacte avec le diable qui, en échange de son âme, lui a donné le pouvoir de cracher apparemment sans effort du feu, du soufre et du napalm sans fatiguer. J’ai eu besoin de beaucoup d’années et de beaucoup d’écoutes pour le trouver au moins aussi bon que leur ancien vocal, « Legion » (même si certains le classent au-dessus). Ainsi aujourd’hui je reste bouche bée à chaque concert, impressionné par ses capacités. Le show a été très équilibré dans sa destruction sans arrêt et parsemé de petites surprises – « On darkened wings », « Sulphur Souls » et notamment « The Black… ». En tout, une bonne fresque de tous les albums MARDUK et une superbe fin avec « The Blond Beast ». Derrière la batterie, le monstre à 8 bras, Simon fait avancer la légion, Morgan Hakansson torture toujours sa guitare, c’est un maitre du riff, c’est un honneur de le voir jouer. Simon Wizén, qui est leur bassiste depuis 2023, parait bien à l’aise au sein du groupe. Le son excellent de la salle ne fait qu’augmenter l’expérience de voir MARDUK live (j’avoue que c’est la première fois que le son est si clair pour un concert MARDUK – félicitations à l’ingénieur du son).
MAYHEM
Du black metal propre et pas de danger. C’est un peu ce qu’offre le MAYHEM moderne. Comme disait Blasphemer : « MAYHEM, c’est le guitariste ». On est dans l’ère de Teloch depuis « Esoteric Warfare », quoique Ghul ait écrit quelques chansons sur « Liturgy of Death »… L’album vient de sortir du fournil ; il est chaud et malheureusement pas assez reposé pour que je puisse me faire une opinion.
Le show MAYHEM a évolué avec les années. Leur désir d’avoir un groupe bien soudé avec des concerts solides a porté ses fruits car aujourd’hui MAYHEM est surtout consistant. La voix d’Attila ne cesse de s’améliorer et fonctionne très bien sur les nouveaux morceaux, surtout ceux du dernier album « Liturgy of Death ». Cependant chaque fois qu’ils jouent des morceaux de « Wolf’s Lair Abyss » et de « A grand Declaration », il y a quelque chose qui manque, le danger et la folie de Maniac peut-être. Le chaos pur. Si Attila joue des rôles bien cinglés (moine, prêtre, général ensanglanté), avec le temps un certain humour s’est installé et son apparence ainsi que sa présence ne choquent peut être que ceux qui viennent de découvrir le groupe. Hellhammer est et va rester pour toujours une machine de guerre. Teloch, qui ne se cache plus derrière le « corpse paint », semble plus timide. Ghul a toujours une présence scénique stoïque marquée par son imposante carrure. Necrobutcher, le fondateur du groupe, semble toujours aussi content de faire ça même après 40 ans. J’avoue être un peu déçu par l‘absence de décors cependant, le premier costume d’Attila était très réussi. En gros, un spectacle de black metal moderne. Comme disait quelqu’un en voyant le crâne qu’Attila caressait : « C’est du plastique ? ».
Merci GARMONBOZIA pour cette opportunité !




































































