Live Report Ho99o9 + N8NOFACE – 27/02/2026 – Trabendo – Paris

Ophélie Griffin, rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
N8NOFACE
Une soirée intense attend le public parisien ce soir au TRABENDO, où le duo Ho99o9 s’apprête à déchaîner les foules pour une date sold-out.
N8NOFACE ouvre les hostilités, venu tout droit de Los Angeles pour nous dévoiler sa synth‑punk / minimal‑wave. La scénographie est minimaliste, mais la musique explosive.
C’est vendredi soir, on sent dans la fosse compacte une envie de se lâcher, de danser, de communier. La connexion entre le public et N8NOFACE est immédiate, à l’image du message sur le tshirt de l’américain “Je vous kiffe” (en français dans le texte). Si ses textes sont emplis de noirceur, de vie abimée, d’amour destructeur, le fait de se produire sur scène est clairement cathartique pour l’artiste cinquantenaire, dont on ressent clairement l’émotion : “I love art, I love passion, I love music. Thank you all”. Tous les ingrédients
Mise en bouche certes courte mais intense, pour un parfait échauffement pour la suite.
Ho99o9 ne montent pas sur scène parisienne : ils surgissent. Dès le premier titre, “I Miss Home”, la salle bascule dans une tension électrique qui ne redescendra plus. Le duo impose d’emblée son esthétique. Le chaos total s’installe dans la fosse du TRABENDO pour un peu plus d’une heure, sans aucun répit. Il faudra donner de sa personne, même à l’extérieur de la cage aux lions, pour faire rempart à l’énergie débridée qui parcourt le public et le duo, rejoint ce soir par Thomas Pridgen à la batterie.
Des interludes musicaux — “Gypsy Woman”, “My Way”, “Mister Sandman” — viennent ponctuer le set, permettant à chacun·e de reprendre son souffle quelques secondes avant que le rouleau compresseur Ho99o9 ne poursuive son inexorable avancée. Bien sûr, « Tomorrow We Escape », leur dernier album sorti l’an passé, est parfaitement mis à l’honneur ce soir, saupoudré des classiques “Knuckle Up”, “BITE MY FACE” ou encore “Street Power”.
La frontière entre scène et fosse disparait au fur et à mesure du concert, le groupe et son public ne font qu’un, mêlés dans une fureur libératrice. Pour parfaire la soirée, N8NOFACE remonte d’ailleurs sur scène pour accompagner le duo sur “Punk Police”.
“Bone Collector” clôture le show, c’est l’heure du bilan, le retour du calme après la tempête : combien de bleus, de téléphones perdus, de litres de sueur ? Il nous faudra plusieurs minutes pour s’en remettre, reprendre le cours normal de la soirée, courbaturés, lessivés, mais traversés d’une énergie renouvelée, brute et inconstatable.




















































