Live Report ULTRA VOMIT + CELKILT + HAROLD BARBE – 27/03/26 – Le Zénith – Lille

Lucie Sérannes rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
Harold Barbé
Choix original comme première partie puisque nous avons eu droit, en ouverture de soirée, au show d’Harold Barbé, humoriste et comédien originaire de Caen. Il est le premier comique à avoir joué au Hellfest ! Harold a réussi là où c’est souvent compliqué : capter un public qui n’est pas venu pour ça, imposer son univers sans forcer et transformer une première partie en vrai moment fort. Il enchaîne des extraits issus de son nouveau spectacle Relax Max et, pendant 15 minutes, nous avons droit à un spectacle mêlant humour trash, amour du metal et tendresse autour du rock. Un passage court, efficace et parfaitement calibré pour une salle comme le Zénith.
Celkilt
Dès leur arrivée sur scène, Celkilt impose une ambiance complètement différente. Là où le public était encore dans l’attente, le groupe transforme instantanément la salle en une véritable fête. Cornemuse, violon et guitares électriques se mêlent pour créer une énergie à la fois rock et profondément festive.
Très vite, la réaction du public est immédiate. Les premiers rangs sautent, les mains se lèvent et l’ambiance prend une tournure presque collective, comme si toute la salle participait au spectacle. Le mélange des sonorités celtiques et de l’énergie rock fonctionne parfaitement, même auprès d’un public venu avant tout pour le metal.
Le groupe enchaîne les morceaux sans laisser de temps mort et multiplie les interactions avec la salle. Les appels à chanter et à taper dans les mains sont suivis sans hésitation et l’engagement du public ne faiblit pas. Progressivement, l’ambiance monte encore d’un cran jusqu’à atteindre un véritable pic, où toute la salle semble portée par la même dynamique.
Le moment le plus marquant reste leur titre phare, Everyday’s St Patrick’s Day, qui transforme le Zénith en un immense chœur. L’énergie devient presque celle d’un festival, entre concert rock et célébration collective.
Le set, relativement court, laisse néanmoins une forte impression. Celkilt réussit à capter l’attention de toute la salle et à installer une ambiance puissante. Plus qu’une simple première partie, leur passage agit comme un véritable déclencheur, préparant parfaitement le terrain pour la suite de la soirée.
Ultra Vomit
Le Zénith est déjà bien chauffé quand Ultra Vomit débarque sur scène, mais dès leur entrée, on passe clairement à un autre niveau. L’explosion est immédiate : cris, bras levés, premiers pogos qui se forment dans la fosse. L’ambiance devient instantanément chaotique, mais dans le bon sens : une énergie collective, festive et complètement décomplexée.
Sur scène, Nicolas, alias Fetus, impose le rythme. Hyper à l’aise, il enchaîne les interventions entre les morceaux, jonglant entre vannes absurdes, second degré et complicité avec le public. Il ne se contente pas de chanter : il anime littéralement la soirée. À ses côtés, Flockos et Matthieu assurent des guitares et basses ultra-solides, capables de passer d’un pastiche de black metal à un riff presque pop en quelques secondes, sans jamais perdre en précision. Manard, derrière la batterie, tient l’ensemble avec une puissance constante, donnant au set une vraie intensité live.
Le concert est construit comme une succession de moments forts. Dès les premiers titres, Évier Metal, Le Coq et Doigts de Metal mettent tout le monde d’accord : refrains repris par toute la salle, pogos massifs, énergie immédiate. Le groupe pousse encore plus loin le côté absurde et survolté, avec une fosse en mouvement permanent. Sur Calojira, le contraste fait mouche : le public hurle chaque parole, partagé entre rire et vraie admiration musicale.
Mais ce qui marque surtout, c’est la relation avec le public. Entre chaque morceau, le groupe prend le temps de jouer avec la salle : interactions improvisées, moments volontairement absurdes. Le Zénith devient un terrain de jeu géant où tout le monde est impliqué. Même les gradins participent, chantent, répondent, lèvent les bras. Il n’y a aucune distance entre le groupe et le public.
Visuellement, le show est très efficace : jeux de lumières dynamiques, structures gonflables, pyrotechnie, enchaînements rapides, aucun temps mort. Tout est pensé pour maintenir l’énergie. Et ça fonctionne : la fosse ne s’arrête jamais vraiment, alternant pogos, slams et moments plus chantés où toute la salle devient un chœur.
Le dernier tiers du concert monte encore en intensité. Les titres s’enchaînent plus vite, les interactions deviennent encore plus spontanées et le public suit sans faiblir. Le final rassemble tout ce qui fait Ultra Vomit : puissance musicale, humour assumé et vraie communion avec la salle. Le Zénith est debout, bruyant, complètement embarqué. Après 26 titres, le groupe remercie absolument toute l’équipe ; personne n’est oublié.
Au final, Ultra Vomit livre un concert extrêmement maîtrisé, à la fois drôle et impressionnant musicalement. Ce n’est pas juste un concert metal, ni juste un spectacle humoristique : c’est un mélange des deux parfaitement exécuté, capable de fédérer toute une salle du début à la fin.














































