Live report IRON MAIDEN + ANTHRAX – 28/06/26 – Groupama Stadium – Lyon

Bubl, photographe pour Metal Rock Magazine, était présente pour immortaliser cette soirée !
Anthrax
Chargé d’ouvrir cette soirée exceptionnelle, ANTHRAX n’a pas perdu de temps pour imposer son énergie. Les Américains embarquent immédiatement le Groupama Stadium grâce à une prestation puissante, intense et sans le moindre temps mort.
Depuis le pit photo, j’observe un groupe totalement investi. Les musiciens occupent chaque recoin de la scène, enchaînent les déplacements et ne cessent de chercher le contact avec les premiers rangs. L’énergie est communicative et il est difficile de détourner les yeux, tant leur plaisir de jouer est évident.
Très vite, le public répond présent. Les premiers rangs lèvent les bras, reprennent les refrains et les applaudissements gagnent progressivement l’ensemble du stade. Malgré l’attente d’IRON MAIDEN, ANTHRAX parvient à capter toute l’attention et à installer une ambiance déjà bouillante.
La puissance des riffs, la solidité de la section rythmique et l’intensité dégagée par le groupe font rapidement oublier qu’il ne s’agit « que » de la première partie. Je me surprends à voir le public réagir comme s’il assistait à une tête d’affiche.
ANTHRAX remplit ainsi parfaitement sa mission : faire monter la température dans un Groupama Stadium déjà bien rempli et lancer cette soirée sous les meilleurs auspices.
Iron Maiden
Qui ne connaît pas IRON MAIDEN ?
Après un passage à Paris, c’est au tour du Groupama Stadium de Lyon d’accueillir le groupe pour sa tournée anniversaire « Run for Your Lives ».
Depuis le pit photo, l’effervescence est déjà palpable. Les premières notes de « Doctor, Doctor » d’UFO retentissent dans le stade et les milliers de fans présents reprennent le morceau en chœur. Les regards sont tournés vers la scène, les poings se lèvent, l’impatience est à son comble. Lorsque les lumières s’éteignent, une immense clameur envahit le Groupama Stadium : le spectacle peut commencer.
Dès les premières notes, le ton est donné. Je retrouve un groupe en pleine forme. Bruce Dickinson mène la troupe avec une énergie toujours aussi impressionnante, porté par l’infatigable Steve Harris et un trio de guitaristes qui enchaîne les classiques avec une précision redoutable. Depuis mon emplacement, au plus près de la scène, je mesure toute l’intensité de leur prestation. Bruce traverse la scène sans relâche, échange avec le public et multiplie les changements de costumes, tandis que Steve Harris harangue les premiers rangs avec son éternelle basse galopante.
Puis on commence fort avec « The Ides of March », « Murders in the Rue Morgue »… Une setlist largement tournée vers les années 80, avec « Wrathchild », « Killers », « Phantom of the Opera », « The Number of the Beast », « Powerslave », « 2 Minutes to Midnight » ou encore « Rime of the Ancient Mariner ». J’apprécie particulièrement ce retour aux premiers albums, véritable cadeau pour les fans de la première heure.
La scénographie, fidèle à la réputation d’IRON MAIDEN, sublime chaque morceau. Jeux de lumière, décors monumentaux et apparitions d’Eddie s’enchaînent tout au long du concert. À chacune de ses sorties, la mascotte déclenche une explosion de cris et d’applaudissements, preuve qu’elle reste indissociable de l’identité du groupe.
Ce qui me frappe le plus, c’est cette communion permanente entre IRON MAIDEN et son public. Depuis le pit photo, je vois les premiers rangs chanter chaque parole, tandis que les tribunes répondent d’une seule voix. Des milliers de personnes lèvent les bras au même moment, reprennent les refrains à l’unisson et vivent chaque morceau avec une intensité rare. On sent que ce concert est bien plus qu’une simple date de tournée : c’est une véritable célébration de cinquante ans de carrière.
Une fois de plus, IRON MAIDEN nous rappelle pourquoi le groupe reste l’une des plus grandes machines de scène du Heavy Metal. Pendant plus de deux heures, l’intensité ne faiblit jamais. Je quitte le Groupama Stadium avec le sentiment d’avoir assisté à un concert aussi spectaculaire que généreux, porté par un groupe au sommet de sa forme et un public lyonnais totalement conquis.



























