Photo par Amelie Mari
Quand un groupe talentueux et ambitieux sort son troisième album, vous vous tenez à leur côté pour les soutenir. Ici j’ai eu le plaisir d’interviewer EVERRISE à l’occasion de la sortie de leur troisième album « Lost », le 9 décembre. Un moment fort agréable avec les copains Benjamin, Patrice et Laurent.
Bonsoir à vous, merci de m’accueillir ! Tout d’abord, comment allez-vous ?
Benjamin : On sent un peu le stress et la fatigue de l’enregistrement de l’album et du tournage du clip redescendre.
Justement, nous allons discuter de « Lost », votre nouvel album dont vous avez récemment annoncé la sortie. Tout d’abord, est-ce stratégique de votre part de sortir un album avant la période des fêtes ?
Laurent : On ne peut pas vraiment dire que c’est une stratégie, disons que nous l’avons sorti quand nous avons senti que c’était le bon moment.
Benjamin : Disons que nous avons eu plusieurs contraintes, il a fallu notamment trouver les bonnes personnes au bon moment, pour tourner le clip, pour enregistrer, des personnes qui étaient en mesure de travailler et de sortir ce projet bien fignolé.
De plus on trouve personnellement que la période est propice aux sorties (albums, clips). Nos collègues et amis de SOULBREAKER ont récemment sorti un clip, ainsi que INLANDSYS, ASHEN HEART et ANCIENT SETTLERS, qui ont dernièrement lancé de nouveaux projets, donc on peut dire que la période est particulièrement productive. Ça n’a pas été fait exprès mais ça s’est bien goupillé, on va dire…
Depuis combien de temps travaillez-vous sur cet album ?
Laurent : Ça fait un moment parce que l’album « After the Eclipse » date de 2018. Ensuite il y a une petite pause parce que nous n’avons pas eu de line up stable. Quand on a finalement réussi à reformer un line up le covid est arrivé mais nous sommes restés soudés. Nous avons débuté la composition de cet album en 2019, avec un coup de boost sur la fin, notamment sur les 6 derniers mois.
Benjamin : On a pris le temps d’apprendre à se connaitre, et il est vrai qu’avec le temps chacun à réussi à prendre sa place dans le groupe, et à mettre en avant des idées originales de composition. Ça fait partie du jeu.
Après plusieurs réécoutes de vos anciens albums, je trouve que ces derniers ont une patte particulière, disons ni trop moderne, ni trop old school. En même temps, on sent une évolution dans la manière de produire. Comment définiriez-vous votre technicité et votre évolution musicale ?
Laurent : Le premier album est un peu spécial car il a été « fait maison » par moi-même, composition, enregistrement, et j’ai proposé à Ben de chanter par-dessus, ce sont des compos qui datent d’il y a très longtemps, qui ont été faites sur plusieurs années. Le deuxième album a été composé à deux avec l’ancien batteur qui lui est très influencé par GOJIRA. Mes influences sont très larges mais puisent principalement dans le death old school pour le coup. Le groupe qui représente la quintessence du death melo comme je l’entends: c’est MORS PRINCIPIUM EST. Sur le dernier album, tout le monde à participé à la composition: plusieurs compositions viennent de moi, d’autres ont été composées par Stéphane et moi, Fabrice amène les arrangements de batterie, Patrice et Stéphane composent leur soli et enfin Stéphane apporte toutes les orchestrations.
Benjamin : Moi mes influences, je dirais que c’est surtout du black metal pour le coup et puis en death melo j’apprécie DARK TRANQUILITY des débuts, et récemment AT THE GATES parce qu’on en a fait une reprise de « Cold » , je retrouve tout ce que j’aime dans ce style musical là. Des fois, je peux toucher un peu au metalcore aussi.
Laurent : Je pense que, en ce qui concerne notre son, c’est la première fois qu’il correspond vraiment à ce que l’on est, à ce qu’on voulait vraiment, c’est notre identité.
Patrice : c’est le premier album qu’on enregistre entièrement dans un studio, en l’occurrence chez « Silent Ruins » (Fred Blanchard). C’est un travail monstrueux. Son oreille, son écoute font que la qualité est au-delà de ce qu’on attendait.
Benjamin : Il a également travaillé sur le son de CORPORAL PUNISHMENT qui est excellent et qui correspond aussi à leur identité et leur ambition. Son travail est vraiment très professionnel et réussi.
Que pouvez-vous nous dire quant à l’écriture des textes, et des thèmes abordés dans vos chansons ?
Benjamin : En guise de fil conducteur, j’aborde le thème de la dépression au sens général, mais c’est de manière illustrée. Dans les chansons, je raconte des histoires de manière négative mais j’aborde aussi beaucoup l’univers de Chtulhu et l’univers Lovecraft. Et aussi souvent l’univers de Berserk. J’estime que si je peux tirer quelque chose de beau, et que mon expérience peut se connecter à celle de mes auditeurs, je suis satisfait de mon travail.
Pour développer de manière plus ample, comment se passe la phase d’écriture. C’est donc toi, Benjamin, qui a une ligne directrice ?
Benjamin : Souvent, j’ai une idée. Ça peut être un sujet, un titre, une phrase… j’en parle à Laurent, c’est lui qui relie les textes. Très souvent j’arrive avec un texte complet, je n’ai pas de cadenas en ce qui concerne l’écriture de nos chansons, je suis assez libre pour aborder divers sujets. Pour l’instant cela se passe bien et on me fait confiance.
EVERRISE est une formation de ton initiative à toi, Laurent, en 2015. Pouvez-vous nous expliquer comment vous vous êtes rencontrés ?
Benjamin: On avait tous des groupes respectifs, on avait des amis en commun et parfois même nous avons fait des concerts ensemble. À l’époque, le milieu metal extrême toulousain était assez petit et on se connaissait tous. Laurent et moi avions un groupe de death metal qui s’appelait ADERN, et quand ce groupe a splitté, Laurent m’a proposé de venir dans EVERRISE, et ça a plutôt bien matché.
Laurent : Auparavant, j’ai été dans un groupe de black metal qui s’appelait GRIMORIA, puis j’ai crée ANGELIZER avec Cédric Sire l’écrivain et Rémy sur les cendres de GRIMORIA. Quand ANGLEIZER s‘est arrêté, j’ai eu besoin de faire une pause, et pendant cette pause j’ai commencé la composition des morceaux de Dawnlight.
Patrice : Moi aussi j’ai eu plusieurs groupes auparavant, mais je suis rentré dans EVERRISE en 2016, et nous avons décidé de travailler sur un set qu’on avait défini, puis notre batteur est parti et donc le projet a été en pause dans un premier temps. Puis je suis rentré dans MEMENTO MORI durant une période. Puis par la suite j’ai convaincu Laurent de ne pas abandonner puis nous avons fini par relancer le projet.
On peut affirmer que vous possédez une solide expérience de la scène metal et de la scène musicale, chacun d’entre vous, c’est donc un gros bagage que vous développez au fur et à mesure du temps.
Benjamin : C’est vrai qu’on a chacun des expériences riches et assez différentes, avec un apprentissage de la scène, et puis nous avons évolué dans des genres très différents chacun, comme le Black, mais aussi le metalcore, le melo death. C’est le mélange de tout cela qui a rendu possible ce que nous sommes aujourd’hui artistiquement et visuellement.
Au vu du nombre de groupes qu’il y a ici à Toulouse, quel regard vous portez sur la scène actuelle ? Que pouvez-vous dire sur l’évolution de ces dix dernières années ?
Benjamin : C’est de plus en plus difficile de faire des concerts et de sortir du lot, au vu du nombre important de formations. Je pense personnellement que beaucoup de salles sont hermétiques à la programmation de certains groupes, ou alors elles sont fermées à un certain genre, mais ce n’est que mon avis.
Laurent : Je dirais que dans la scène metal globalement, il y a beaucoup de groupes de qualité, je pense à LETHERNAL UTOPIA qui a popé d’un coup, d’ailleurs on va jouer avec eux en janvier. Il y a de plus en plus de groupes qui font les choses bien, et Toulouse est très prolifique.
Benjamin : On a connu une période où le metal c’était de l’échange et de l’entraide, on faisait partie d’un groupe de personnes avant qu’on soit des groupes de musique. On l’a connu en tant que spectateur, puis en tant qu’acteur et à l’époque le groupe qui a explosé sur Toulouse, c’était FLESHDOLL. Ce groupe était sur toutes les bouches des gens qui écoutaient du metal extrême. Aujourd’hui il y a VARKODYA, INLANDSYS, SOULBREAKER, CORPORAL PUNISHMENT, et j’en oublie… On remarque aussi que SEVERED SOUL qui sont plus jeunes que nous et qui tirent également leur épingle du jeu.
Vous sentez-vous en concurrence avec les autres groupes ?
Benjamin : Non pas vraiment parce qu’on évolue pas dans les mêmes styles. Il y en a pour tous les goûts et tout le monde est ravi.
Laurent : Moi je trouve qu’il y a beaucoup d’offres. Des fois, tu as des weekends full concert le vendredi et le samedi. Il y en a beaucoup plus qu’avant sur Toulouse.
Patrice : Il y a aussi énormément de salles qui ont fermé ces dernières années ici à Toulouse, je pense notamment à la Cave à Rock, à l’Usine à musique. Tout se joue évidemment sur les grosses salles, qui elles tournent à plein régime. Le Bikini, Le Metronum entre autres, mais qui nous sont encore inaccessibles pour l’instant.
On va aborder un autre sujet qui est le streaming et les plateformes qui sont aujourd’hui incontournables dans le milieu de la musique. Est-ce que pour vous c’est indispensable, ou est-ce que vous êtes un peu old-school ?
Patrice : Ça fait pas si longtemps que l’on est présent sur les plateformes pour tout te dire.
Laurent : Cela fait 3 ans que l’on est sur les plateformes de streaming et honnêtement c’était une erreur de pas s’y être inscrit avant, parce que je pense que l’on aurait eu plus d’impact sur les gens. Malheureusement ça reste aujourd’hui très difficile d’être écouté.
Benjamin : Je pense que la problématique aujourd’hui réside dans le fait que tout est accessible à tout le monde, et donc tout le monde peut faire de la musique. On a jamais cherché a gagner de l’argent grâce au streaming, mais c’est vrai qu’avoir un groupe ça demande de sortir de grosses sommes, ça demande également de l’investissement personnel, du temps si on veut faire les choses correctement. Aujourd’hui les indicateurs de notre impact sur le public, ce sont les vues sur Youtube, le nombre de streams sur les plateformes, les abonnés sur les réseaux. Ça, ce sont des données quantifiables.
Mais il est vrai que l’on apprécie toujours quand quelques personnes viennent nous voir après les concerts pour nous dire que c’était génial, et qu’elles ont passé un bon moment pendant notre show, ça a autant de valeur pour nous.
Laurent : Il ne faut pas oublier qu’avant tout nous sommes des passionnés de metal. C’est vrai que toute la communication et le streaming font partie de l’équation et pourraient nous aider grandement. Aujourd’hui dans le monde dans lequel on vit, on ne peut pas faire sans, en tout cas dès lors que l’on a un groupe.
J’ai jeté un œil à vos réseaux, la communication c’est aujourd’hui un travail à part entière, c’est indispensable de nos jours. Qu’en pensez-vous ?
Laurent : Je pense que depuis octobre j’ai 2 travails, ça prend du temps, il faut toujours garder un œil sur ce qu’il se passe, mais je ne vais jamais interagir avec quelqu’un juste pour interagir. Là encore il faut que cela ait du sens, et il ne faut pas que cela devienne une corvée.
Benjamin : Évidemment nous sommes parfaitement conscients de ça, puis les réseaux ça peut être effrayant pour quelqu’un qui n’aime pas ça. Je m’y suis mis en faisant de mon mieux et sans tricher. Récemment il y a des gens qui se sont révélés notamment sur TikTok, et qui sont arrivés de manière humble. Ils donnent de la visibilité sur notre groupe ainsi qu’à d’autres de manière totalement spontanée, et nous les en remercions.
Patrice s’occupe de la partie stream uniquement, mais c’est vrai qu’on apprend tout le temps, on expérimente de nouvelles choses, on progresse. Nous sommes très contents de voir qu’il y a beaucoup de personnes intéressantes sur les réseaux qui commencent à parler de nous, qui font la lumière sur notre groupe et c’est franchement satisfaisant.
On peut citer notamment Bérengère Lapeyrade, dont c’est le métier et qui fut parmi les premières personnes à nous proposer son aide, nous orienter et nous conseiller. Elle venait de monter sa structure Metal Wave, et elle a pris de son temps pour nous rencontrer. D’ailleurs on profite de cette interview pour la remercier ainsi que toutes les personnes qui agissent dans l’ombre qui font un travail considérable.
Il y a un autre gros sujet qui fâche un peu, mais qui est à prendre en compte pour les artistes. Aujourd’hui C’est l’IA qui est partout, que ce soit pour les designs des pochettes et des logos notamment. Est-ce que vous avez envisagé d’utiliser l’IA, ou est-ce que vous préférez les vrais artistes ?
Laurent : Pour le premier album, on avait fait appel à un artiste pour la pochette, pour le deuxième album c’est moi qui m’en suis occupé. Enfin pour le 3eme album, on a eu beaucoup de désaccords pour la pochette, et on a cherché des illustrations qui nous plaisaient. Enfin on est tombés d’accord sur celle-ci, que nous avons achetée sur un Deviant art.
Est-ce que les IA aujourd’hui vous effraient ou vous inquiètent ?
Laurent : On a fait des tests avec un logiciel de musique « Suno » par curiosité et je dois dire que c’est assez impressionnant tout ce que l’on peut faire avec cet outil. Après au niveau du style ça tourne en rond, également au niveau des visuels aussi c’est à peu près toujours pareil ce qu’on trouve sur ces sites. Il est clair que nous n’utiliserons jamais ces logiciels pour notre travail de composition.
Benjamin : J’ai fait des études de graphiste et je peux dire que cela se voit facilement quand un contenu est produit par une IA ou un humain. Dans un second temps, on ne peut pas nier que cette technologie est partout, la société actuelle fonctionne avec cet outil. Mais c’est le consommateur qui fait la loi, c’est l’auditeur qui fait ses choix en termes d’art et de musique. Il y a un quelque chose qui n’est pas quantifiable par l’IA, c’est la sensibilité des personnes qui écoutent la musique.
Patrice : Personnellement je suis inquiet et impressionné en même temps, après tu peux composer avec de l’IA, mais cela ne rendra jamais pareil en live sur scène.
Benjamin : Composer ça prend beaucoup de temps, c’est du travail, on se trompe, on recommence, ça plait pas forcément à tout le monde. Ce que l’on souhaite, c’est que chacun trouve son compte dans la musique qu’on compose.
En visionnant votre clip « Seas », je me suis rendu compte que la colorimétrie est la même que la pochette, c’est très esthétique, c’est très visuel, c’est une véritable DA magnifique que vous avez développée pour ce projet ?
Laurent: pour le clip, il faut remercier Dorian Pied de Dodo Studio,
Benjamin: J’ai particulièrement travaillé sur ce que l’on appelle le storyboard, on a discuté beaucoup de temps ensemble avec Dorian (Dodo Studio) de plusieurs propositions qu’on avait chacun, et le jour du tournage il a apporté une multitude d’idées. Notamment celle des miroirs et des flammes. On peut dire que ce garçon est vraiment talentueux. Le clip a été tourné dans une belle bâtisse qui date de 1900, prêtée par une amie de longue date pour l’occasion. On a mis du temps parce que le lieu a été dur à trouver.
Pensez-vous sortir un deuxième clip ?
Benjamin : Oui, dans l’idéal on aimerait en faire un autre, dans la réalité c’est plus compliqué, budgétairement parlant on est pas illimité.
Sur l’album à venir qu’est ce que vous diriez pour convaincre les gens de l’écouter, album qui je le rappel sort le 9 décembre ?
Benjamin : tout est ultra cohérent de A à Z, on a vraiment un fil conducteur, la première piste se fait liaison avec la dernière piste, et on est très fier. il a prit du temps, on la fait pour qu’il fasse plaisir a vous comme à nous.
Vous avez déjà sorti déjà 2 singles sur les plateformes peut-être un troisième bientôt ?
Benjamin : Oui un troisième qui va sortit bientôt sur la chaîne youtube Metal extreme français et ce morceau la, on va dire qu’il est un peu plus rendre dedans.
Avez vous envisagé d’ailleurs de peut être faire un feat, une collaboration avec d’autres artistes, d’autres musiciens qui vous tiennent à cœur ?
Benjamin : Effectivement à ce jour nous avons eu des discussions avec plusieurs de nos amis musiciens et on réfléchi à plusieurs idées, mais on veut pouvoir faire quelque chose qui a du sens pour nous, et que ce soit logique pour notre œuvre. On verra ce que l’avenir nous réserve, on est relativement ouvert à toutes propositions que l’on nous fera.
Qui dit sortie en décembre dit dates pour l’année à venir. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Laurent : Alors oui effectivement on va jouer le 9 janvier à l’Engrenage avec Lethernal Utopia que nous ne connaissons pas encore et Starlit Pyre. Puis nous serons le 28 février au Metal Night III à Pamiers. Et puis nous avons d’autres dates en cours de booking notamment en Espagne, on parle pas encore d’une grosse tournée, plus des dates éparses, mais on commence à être pas mal contacté ces derniers temps pour jouer, et on est vraiment satisfait de voir que notre nom tourne un peu partout.
Avez-vous une petite appréhension pour les critiques à venir pour l’album ?
Benjamin : Par le passé nous avons eu des critiques rigolotes. Mais en vérité on ne porte pas trop attention à ça, mais on sait très bien qu’il y a des gens qui ne vont pas apprécier l’album, qui vont être sévères. Chacun se fera son avis.
« Lost », ça veut dire perdu. Pour quelles raisons avez-vous choisi ce titre ?
Benjamin : En ce qui concerne le titre de l’album, on a trouvé plein d’idées qui parlaient à tout le monde, et puis un titre c’est un point final, c’est l’équivalent d’un cut au cinéma, on avait déjà le son, la jacquette, le layout, on avait déjà une vision de ce à quoi allait ressembler notre clip. Comme j’aborde beaucoup de sujets différents dans mes textes, nous avons cherché leur point commun et le titre « Lost » est apparu comme une évidence. Dans mes textes, je parle de la perte: d’un ami, de la raison, de son humanité… Le titre est court, mais n’importe qui peut ressentir ce qu’il veut par rapport à ce mot. J’ai mon interprétation comme chacun est libre d’avoir la sienne. Venez, discutons-en !
Un dernier mot pour la fin ?
On remercie les gens qui ont contribué à ce projet, Fred Blanchard pour l’enregistrement, Amelie Mari pour les photos, Dorian Pied pour le clip, ainsi que tous les gens qui nous suivent et nos futurs auditeurs, et merci à Metal Rock Magazine.
