Live Report KATAKLYSM + VADER + BLOOD RED THRONE – 26/02/2026 – Le Bikini – Toulouse

Amélie MARI, pour Metal Rock Magazine, était présente pour capturer les temps forts de la soirée.
Blood Red Throne
Pour moi, c’était une découverte. Et quelle entrée en matière.
Dès les premiers riffs, BLOOD RED THRONE a littéralement réchauffé le Bikini. Pas besoin de montée progressive : le groupe attaque frontalement. Le son est dense, compact, sans détour. Les guitares tranchent, la section rythmique martèle, la voix s’impose avec une brutalité maîtrisée.
La salle, encore en phase d’installation quelques minutes plus tôt, se transforme rapidement. Les premiers rangs se resserrent, les têtes commencent à battre la mesure. Le groupe installe une tension immédiate, efficace, sans fioriture.
Première claque de la soirée. Une mise en route musclée qui pose les bases.
Vader
Une bonne partie du public était venue pour eux, et cela s’entend dès les premiers cris.
VADER prend la scène avec une assurance implacable. L’intensité monte immédiatement d’un cran. La fosse s’anime franchement, les premiers mouvements collectifs se structurent.
Le son est massif, précis, ravageur. Les riffs oscillent entre une brutalité death tranchante et quelques nuances plus heavy dans certaines constructions. Par moments, on perçoit des teintes plus mélodiques, voire légèrement blackened, qui enrichissent la texture sans jamais affaiblir la puissance.
C’est dense, carré, efficace.
Une superbe claque d’intensité 9,5/10.
Kataklysm
Après deux prestations déjà intenses, KATAKLYSM arrive pour conclure… et ne laisse aucun survivant.
Les Canadiens délivrent un set puissant, maîtrisé, porté par une mécanique redoutable. Les blasts frappent, les breaks déclenchent des vagues immédiates dans la fosse. Rapidement, le crowd surfing s’installe et ne s’arrête plus.
Ceux qui avaient encore une nuque en état de fonctionnement l’ont définitivement sacrifiée sur l’autel du death metal.
Le groupe fédère, rassemble, termine le travail avec autorité. Une fin de soirée à la hauteur de l’affiche : intense, collective, cathartique.
Une progression parfaitement calibrée :
BLOOD RED THRONE : l’allumage immédiat
VADER : la démonstration de puissance maîtrisée
KATAKLYSM : la déferlante finale
Le Bikini a vibré du début à la fin, sans véritable temps mort.
À noter : même pendant les changements de plateau, la pression ne retombe pas. Les musiques d’ambiance diffusées entre les sets maintiennent une atmosphère sombre et énergique. Pas de rupture, pas de vide. Le public reste immergé dans l’univers de la soirée, comme suspendu dans une attente électrique.































































































