Live Report ECHO SAYS ECHO + DRONTE + DEMANDE A LA POUSSIERE – 28/02/2026 – Backstage By The Mill – Paris

Ophélie Griffin, rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
DEMANDE A LA POUSSIERE
Le groupe de post-black metal / sludge / post hardcore DEMANDE A LA POUSSIERE investit en premier la scène du Backstage By The Mill.
Ce soir, on retrouve au chant Kali, qui a intégré officiellement la formation fin 2025, après le départ de Simon survenu l’an passé. Nouveau visage, nouvelle énergie : malgré ce line‑up fraîchement remanié, la cohésion entre Kali et les trois autres membres saute immédiatement aux yeux. À croire que ce fut une évidence de chaque côté.
Avec un nom tiré du roman de John Fante, le groupe annonce la couleur – ou plutôt la noirceur : une plongée dans les entrailles, les fractures, une exploration de ce qui est enfoui et caché au plus profond. En découle une musique viscérale, où Kali lâche parfois son micro pour exprimer sans artifice et avec une ardeur brutale ses états d’âme, ses doutes et pour laisser parler son corps.
Une très belle découverte pour moi, suivons de près l’évolution de la formation — et, espérons‑le, l’arrivée d’un nouvel album capable de souder encore davantage les quatre fragments qui composent DALP.
DRONTE
Une guitare, puis une deuxième, un vibraphone, une contrebasse, une flûte traversière, un saxo, une batterie et un micro. Mais comment autant d’instruments peuvent-ils tenir sur la scène étroite du Backstage ? Ce sera le défi de DRONTE ce soir.
Ne connaissant pas le groupe avant ce soir, en voyant l’ensemble de l’arsenal posé sur scène, je m’attends plutôt à du rock instrumental. Mais dès les premières notes, l’effet de surprise est total : on est plus proche d’un post-metal acoustique que d’une guinguette. L’emploi d’instruments “classiques” tranche avec la brutalité des paroles. Frédéric nous assène un chant parlé militant qui se transforme en growl. Il y a quelque chose de théâtral dans la proposition de DRONTE. La multiplicité des instruments induit inévitablement une complexité musicale. À titre personnel, je m’y perds un peu et la dissonance musicale m’empêchera de rentrer dans l’univers atypique offert ce soir. L’effet est d’autant plus marqué après la transition avec DEMANDE À LA POUSSIÈRE, qui m’a laissé une empreinte plus marquée et viscérale. Je retiendrai cependant le plaisir évident de jouer devant le public parisien, à l’image des larges sourires sur les visages des sept musiciens.
ECHO SAYS ECHO
Le public s’est densifié pour l’entrée sur scène de ECHO SAYS ECHO, venu défendre pour la toute première fois en live leur nouvel album, « Aithaleia », sorti la veille sur le label français VOICE OF THE UNHEARD et dont vous pouvez retrouver ma chronique sur le site de METAL ROCK MAGASINE [lire ici la chronique].
On sent une certaine fébrilité au début du set, de la part de William Gaune, mais petit à petit les quatre garçons arrivent à prendre leurs marques.
C’est à partir de “Volta Celeste” que le groupe se libère vraiment : le son s’ouvre, la tension monte, et leur musique prend enfin toute l’amplitude qu’elle mérite, portée par une scénographie jouant sur les contrastes, entre ombres profondes et éclats de lumière.
Avant de conclure, la formation opte pour un détour par “Monsters in the Maze”, issu de leur précédent album Pause. Puis vient “Dissensus”, qui clôture aussi bien le set que le disque pour une fin puissante, parfaitement maîtrisée.
Une très belle soirée pour célébrer la sortie d’« Aithaleia », et un concert qui a su rallier tout le public. On leur souhaite une tournée à la hauteur de ce joli succès.




















































































