Live Report Festival Echos et Merveilles jour 1 – 13/05/2026 – Bruguière

Amélie MARI, photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
Le jour 1 est dédié à la soirée d’ouverture.
Après plusieurs jours de pluie, c’est sur un terrain encore humide que s’ouvre cette édition 2026 d’Échos & Merveilles. Mais loin de gâcher la fête, les organisateurs ont su anticiper avec intelligence : des plaques au sol permettent au public de circuler sans finir embourbé.
Sur scène, ce sont les groupes des deux programmateurs qui ouvrent le bal.
NAHEULBAND + NEKO LIGHT ORCHESTRA
Naheulband
NAHEULBAND prend possession des lieux avec son univers bien rodé, entre humour absurde et références aux jeux de rôle. Si l’ensemble reste assez éloigné de mes affinités musicales, certains morceaux font mouche sans difficulté. Quand les riffs se font plus appuyés comme sur Mon ancêtre Gurdil (les nains sous la montagne), Bourriner ou Crom, l’énergie prend une autre dimension et m’embarque plus facilement. Mais au fond, ce n’est pas vraiment la question : le public, lui, est déjà totalement acquis à la cause. Les refrains sont repris en chœur, et le désormais incontournable « poulet, poulet, piou piou piou » résonne comme un rituel collectif. Une ouverture efficace, qui installe immédiatement une ambiance conviviale et festive.
Neko Light Orchestra
Puis vient le moment attendu de la soirée.
NEKO LIGHT ORCHESTRA célèbre ici un cap important : son 500e concert, pour 15 ans de carrière. Et pour marquer le coup, la formation se présente au grand complet. Une configuration rare, qui donne d’emblée une autre ampleur à la prestation.
Pendant près de trois heures, le groupe déroule sans interruption un set dense, traversant les univers qui ont façonné son identité. Des premières notes inspirées de The Legend of Zelda aux ambiances de Game of Thrones, en passant par les grandes fresques de Bear McCreary ou les sonorités de l’animation japonaise, le voyage est constant, sans véritable temps mort.
La présence simultanée de Pandora et Francœur apporte une profondeur impressionante, renforcée par des chœurs particulièrement soignés. Par moments, l’équilibre entre orchestration et puissance vocale crée de véritables instants suspendus. Tout est juste bien joué, bien arrangé.
Certains passages laissent une empreinte plus marquée. Light of the Seven, issu de Game of Thrones, installe une tension presque palpable, tandis que Uta I – Making of Cyborg (Ghost in the Shell) plonge dans une atmosphère hypnotique. Des moments où le temps semble se contracter, où l’on oublie presque le cadre du festival pour simplement se laisser porter.
Au fil des heures, une évidence s’impose : cette performance dépasse largement le simple concert. C’est une célébration, à la fois du parcours du groupe et des univers qui l’ont nourri.
Et quand les dernières notes retombent, il ne reste pas grand-chose à ajouter.
Si ce n’est, simplement : merci.







































































































































