Live Report THE GATHERING + LIZZARD – 21/05/26 – Le Trianon – Paris

Anne-Laure Amayon, photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, etait sur place pour immortaliser la soirée !
LIZZARD
Lorsque la musique d’ambiance et les lumières s’éteignent, le trio français entre en scène sans effet spectaculaire. Pas besoin. Dès les premières mesures, LIZZARD impose immédiatement cette tension si particulière entre puissance progressive et fragilité mélodique. Le son est massif, précis, presque organique dans l’acoustique feutrée du Trianon.
Le groupe alterne passages abrasifs et envolées beaucoup plus aériennes avec une fluidité impressionnante. Sur scène, tout semble vécu plutôt que joué. Le chanteur-guitariste capte rapidement l’attention avec sa voix tendue, parfois presque hantée, pendant que les rythmiques complexes gardent le public dans un état d’hypnose permanent.
Le Trianon, encore en train de se remplir au début du set, finit totalement happé. Certains découvrent manifestement le groupe ce soir, mais les réactions deviennent rapidement enthousiastes. Les morceaux les plus lourds déclenchent des hochements de tête massifs jusque dans les balcons, tandis que les passages plus contemplatifs plongent le Trianon dans un silence rare pour une première partie.
LIZZARD termine son set dans une montée de tension progressive absolument maîtrisée. Les dernières notes résonnent longtemps sous les applaudissements nourris d’un public déjà conquis. Une ouverture idéale : intense, élégante et sans concession.
THE GATHERING
Après une courte pause, l’atmosphère change radicalement. Une lumière bleue envahit lentement la scène tandis qu’une nappe ambiante flotte dans les haut-parleurs. L’attente devient électrique. Puis THE GATHERING apparaît enfin.
Venu célébrer les 30 ans de MANDYLION, l’accueil réservé au groupe néerlandais est immense. Dès les premiers accords, le Trianon bascule dans une autre dimension. Le son ample et enveloppant du groupe transforme immédiatement la salle en cocon mélancolique. Les guitares oscillent entre lourdeur doom et clarté presque éthérée, tandis que chaque morceau semble suspendu hors du temps.
Anneke Van Giesbergen entre en scène sous une ovation impressionnante. Sa voix traverse instantanément toute la salle avec une facilité déconcertante. Les morceaux gagnent une intensité émotionnelle incroyable dans cette configuration live : certains refrains sont repris par toute la fosse, d’autres laissent place à un silence presque religieux.
Visuellement, le concert reste sobre. Tout est conçu pour embellir l’atmosphère au lieu de la rendre spectaculaire. Et cela fonctionne parfaitement. Le Trianon semble flotter entre rêve et nostalgie.
Le milieu du set atteint des sommets émotionnels. Les morceaux les plus atmosphériques installent une sensation de vertige collectif, tandis que les passages plus lourds rappellent à quel point THE GATHERING a toujours su repousser les frontières du metal atmosphérique sans jamais perdre son identité.
Le public parisien répond avec une ferveur constante. Entre les titres, les applaudissements deviennent presque assourdissants. Sur les derniers morceaux, la fosse entière accompagne le groupe dans une communion totale.
Après un rappel longuement réclamé, THE GATHERING revient pour un final lumineux et mélancolique à la fois. Les dernières notes s’éteignent lentement sous les acclamations du Trianon.



























































































